La Ronde Picarde

Petit résumé de la Ronde Picarde par notre Jack’o !

 

 

Accrochez-vous, c'est parti:

 

Tout d'abord, surprise à l'inscription. Le parcours avait été allongé à 137 Km au lieu des 128 Km initialement prévu. Ouh là, ça va être dur ! Cette donnée sera d'ailleurs encore adaptée à l'arrivée où le compteur signalera 142 Km.

05.15 hr le réveil sonne ! Il fait calme, mais un bruit extérieur nous interpelle. Nous ne logeons pas à proximité d'un chemin de fer. Pourtant il semble qu'un train passait près de nous, tout près ! Erreur évidemment, nous n'étions pas encore bien réveillés. Ce son n'était autre qu'une pluie battante à noyer un canard ! Bon, nous y sommes. On est venu pour ça. Il faut y aller. Après la ration du matin, nous enfilons notre tenue de combat, nous apprêtons nos montures,...nous sommes prêts pour le grand départ.

07.15 hr la pluie ne cesse de tomber. Rien à faire, il est plus que tant de se mettre en route pour rejoindre la ligne. Première sensation, la température reste correcte et le froid n'aura pas d'emprise sur nos organismes. Ouf !

07.45 hr et un dernier pipi, ça y est, je suis dans ma course. Impératif sur cette épreuve, le placement dans le box. J'arrive à me glisser, mine de rien, au sein des partants du grand parcours. Peu de scrupules finalement, je suis loin d'être le seul. Certains ayant pris soin de ne placer leur plaque de cadre qu'au dernier moment. Pour moi, un seul objectif à ce stade. Quitter la grand route vers celles plus sinueuses dans les 20 premiers.

08.00 hr c'est parti ! Objectif atteint, non sans stress. Une grosse chute en peloton est évitée de justesse. Après quelques Km, je suis auprès d'Yves qui aura usé de ses talents de négociateur pour obtenir un dossard préférentiel suite à son bon résultat de l'année passée. Entrée sur la petite route, premier virage et deuxième chute devant mes roues. Je reste debout, mais Yves est embarqué dans le décor. Cet incident aura, malheureusement pour lui, été déterminant dans la suite de l'épreuve et l'obligera à stopper sa course sur bris d'un rayon, même si 2 crevaisons auront déjà annulé toutes ses chances auparavant.

Bref, pour moi tout se passe bien. La première côte se passe à l'avant, le train est en marche. Deuxième bosse, un peu plus difficile, il faut s'accrocher. Mais ça passe ! Un coup d’œil vers l'arrière. La cassure est faite. Le bon groupe est parti. Celui-ci se scindera en deux par les initiatives musclées des frères Barbier qui emmèneront une vingtaine d'hommes avec eux. Les plus forts sont là ! La question était: Combien de plaques bleues (comprendre petit parcours) avaient réussi à accrocher ce wagon ? Apparemment, seuls 3 ou 4 coureurs comptant pour notre classement étaient présents à l'avant. Le reste de la course sera faite de périodes intensives entrecoupées de moment plus calmes durant lesquels j'aurais pu récupérer quelque peu. La météo ne nous épargnera pas. Tantôt de la pluie, tantôt du vent, un bref rayon de soleil, puis encore de la pluie, de la boue sur la route, et j'en passe.

108 Km, la bifurcation. Nous sommes 7 sur cette "médiofondo". Les relais s'enchaines bien. À l'observation, il semble qu'un autre +50 ans est avec nous. La victoire de catégorie n'est donc pas assurée. Toujours sans savoir qui est devant. Mais j'imagine qu'aucun quinqua n'aura pu suivre le rythme des élites et professionnels présents.

A 12 Km du but, une nouvelle côte fait son apparition sur une boucle supplémentaire due à des travaux sur le circuit habituel. C'est le final, les attaques fusent. 3 coureurs se détachent. Je tiens mon concurrent direct. Il commence à piocher...J'y vais ! Je le lâche ainsi que les 2 autres coureurs restants. Mon effort étant un peu tardif, je n'arrive pas à boucher le trou avec les fuyards. Me voilà obligé de rouler à bloc jusqu'à l'arrivée pour ne pas laisser rentrer mes poursuivants. A mon grand étonnement, les jambes répondent toujours. Les 3 échappés restent encore à portée de feu. Les derniers Km sont interminables. Et là, petit coup de théâtre. L'un d'eux est littéralement stoppé (des crampes je suppose, ou ...?). Je le reprend. Ça y est ! Je dois faire 6 ou 7° et 1° de catégorie. Très satisfait de ma course. Puis là encore, surprise de taille. Nous ne venions pas pour la 4° place, mais bien pour la victoire. En effet, le petit groupe de tête aura subit une erreur d'aiguillage dans le final, ce qui nous aura permis de repasser devant sans le savoir. Je me retrouve donc à une inespérée 3° place au scratch derrière un Pro Français arrêtant sa carrière et un élite Belge. Dans les tablettes, on retiendra aussi mon nom devant un Rudy Barbier, AG2R (8°) un peu dépité de cette erreur de parcours, mais fair-play en regard de notre statut d'amateur. C'est la course !

Mention spéciale à Laurent qui, par politesse sans doute, aura laissé partir beaucoup de concurrents devant lui pour effectuer une course poursuite qui le ramènera à une excellente 19° place. La récompense n'était pourtant pas au rendez-vous. Le podium de catégorie lui échappait pour peu (4° à 40 sec de la 3° place). Ce résultat ne correspond pas à ses réelles capacités. "Tu peux et tu dois vraiment y croire Lolo"  ;) .

 

Bravo à toute l’équipe pour cette belle prestation !

 

 

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